Post'it

10 décembre 2011

Compte rendu visite De Vendredi

Les IDE de l'association ont corrigé notre production, elles ne nous donnait pas plus de 8, en cause:

  • Des répétitions,
  • Des définitions trop fournies ( une phrases suffi amplement) et dont nous n'avions pas indiqué la source
  • Des contre sens
  • Trop d'anecdotes et d'éléments superflu
  • Pas de sommaire
  • un plan très confus
  • un cadre législatifs incorrect
  • Pas assez du rôle IDE
  • ... Et j'en passe.

Afin de pouvoir, corriger refaire notre travail, elle nous à donné plusieurs documents:

  • le livret d'accueil , donné à l'entré du patient
  • Le cours que les IDE ont fait à Montbéliard sur le RELAIS(qui est génialement bien et qui développe bien le Rôle IDE...)
  • un Topo sur les traitements de substitutions
  • Un topo sur les différents produits (cannabis, ecstasy, cocaine, ...)

Je l'ai ai tous mis sur le blog, sauf le livret qui en PDF donc je ne peux pas. Et nous avions en plus le cours du directeur, interressant surtout pour sa partie sur le CARRUD, car il developpe plus le rôle psy.

Et surtout, il faut travailler avec la Grille d'évaluation (maintenans qu'on l'a eu ...). De plus, il y a une possibilité non négligeable que l'IDE participe à la notation.

 

 

Posté par Fedora à 14:25 - Messages au groupe - Commentaires [0]


Ce qu'il manque

Il faudrait encore :

  • Faire les définitions, en une phrase, et peut être en rajouter.
  • Parler de leur mode de transmission et du dossier de soin
  • Identification de l’intérêt, des ressources, des contraintes et des risques liés au mode d’exercices.
  • Réaliser l'analyse critique de la pratique IDE = On le fera lundi
  • Envoyer le lien à Colette et Guillaume, que tous le monde puisse donner son avis.
  • Faire le PPT avec des images pour la présentation => à la dernière minute quand le contenu sera fait !

Dites moi si vous voyez un truc qui va pas !

Posté par Fedora à 14:24 - Messages au groupe - Commentaires [0]

Altau

Le rôle de l’infirmière en addictologie

SOMMAIRE:

  • Définitions :
    • Stupéfiant
    • Drogue
    • La dépendance
    • tolérance,
    • accoutumance
    • addiction
    • Toxicomanie
    • Les traitements de substitutions
  • La structure : ALTAU (association de lutte contre les toxicomanies de l’aire urbaine)
    • CSAPA, le Relais
    • Législation
  • Mission de L’infirmier
  • Les partenaires et mode de collaboration/coopération
  • Transmission : Le dossier de soins
  • Analyse critique du travail de L’IDE

Définitions

Rappel

Stupéfiant

Substance, médicamenteuse ou non, dont l'action sédative, analgésique, narcotique et/ou euphorisante provoque à la longue une accoutumance et une pharmacodépendance (toxicomanie).

Drogue

Substance psychotrope naturelle ou synthétique, qui conduit au désir de continuer à la consommer pour retrouver la sensation de bien-être qu'elle procure. (Dictionnaire Larousse)

La dépendance

Etat psychique et/ou physique, résultant de l'interaction entre un organisme vivant et un produit, /…/ avec réponses comportementales, et une compulsion à prendre le produit de façon régulière ou périodique. (Définition OMS, 1975)

Tolérance

Propriété que possède l'organisme de supporter des doses d'une substance donnée sans manifester de signes d'intoxication. (Dictionnaire Larousse)

Accoutumance

* Dépendance psychique à l'égard d'une drogue (Dictionnaire Larousse)
* Mécanisme, phénomène au cours duquel un organisme s'habitue progressivement à un médicament, une drogue, etc... L'accoutumance entraîne généralement la nécessité d'augmenter les doses. (Vulgaris médical)
* L’organisme s’habitue à la substance consommée, provoque alors à une augmentation des doses pour obtenir le même effet. (Document relais)

Addiction

État de dépendance vis-à-vis d'une drogue. (Dictionnaire Larousse)

Toxicomanie

Trouble des conduites caractérisées par l’existence d’un abus ou d’une dépendance à une substance. (Guide pratique de l’infirmière, édition MASSON)

Les traitements de substitutions

On trouve actuellement deux traitements de substitutions à l’héroïne.

Methadone

C’est un agoniste des récepteurs opiacés qui possède des propriétés analgésiques, antitussives et entraine une pharmacodépendance.
La mise en place du traitement ne peut se faire par un médecin traitant à son cabinet, mais la primo-prescription se réalise en CSAPA ou lors d’hospitalisation. C’est un stupéfiant qui nécessite des ordonnances sécurisées La durée max d’une prescription est de 14 jours, avec délivrance tous les 7 jours maximum en pharmacie. Le traitement se trouve sous forme de sirop au départ puis un relais sous forme de gélules est possible après au moins un an de traitement stabilisé (au plan médical et des conduites additives).

La première prise se fait lors des premiers signes de manque d’héroïne apparaissent. Administration en une prise quotidienne.

Effets indésirable :
fréquent : vertiges, somnolence, nausées, vomissement, constipation, hypersudation, dépression respiratoires , hypotension, risque d’overdose.

Contre indication:
Traitement concomitant par Subutex

SUbutex ou buprenorphine

C’est un agoniste-antagoniste morphinique qui s’administre en sublinguale et dont l’initiation peut être réalisé par tous les médecins traitant. La durée max d’une prescription est de 28 jours, avec délivrance tous les 7 jours maximum en pharmacie.
Il minimise le besoins des toxicomanes en stupéfiants et donne au produit un index thérapeutique élevé en limitant ses effets dépresseurs (par exemple cardiorespiratoire).
La première prise se fait lors des premiers signes de manque d’héroïne ou de méthadone si changement de traitement. Et le dosage maximum est de 16mg.

On trouve des risques de mésusages (sniff ou injection) qui font perdre l’effet prolongé du traitement.

Effets indésirable :
fréquent : céphalées, insomnie, vertiges, constipation, nausées, vomissement, asthénie, somnolence, sueurs.
Rare : dépression respiratoires (majoré si association avec benzodiazépines)

Contre indication:
Méthadone, analgésiques morphiniques de palliers 3

La STRUCTURE: ALTAU (association de lutte contre les toxicomanies de l’aire urbaine)

CSAPA, le RELAIS:

Le centre est géré par l’association de Lutte contre les Toxicomanies de l’Aires Urbaine (ALTAU, 1998) qui œuvre pour l’aide et le soin aux usagers de drogues.
Association de Trois pôles: Belfort-Montbéliard-Héricourt, qui assure le fonctionnement des dispositifs de prévention et de réduction des risques.
Le Relais accueille toutes personne désireuse de s’engager dans une démarche de soins afin d’aborder et de traiter des consommations à risques, abusives. Le Relais est un espace de soin où on peut bénéficier d’un traitement de substitution et/ou de soutient (afin de s’inscrire dans une démarche qui vise à l’abstinence).

La prise en charge se déroulent en ambulatoire, elle permet:

  • Information et écoute
  • Accompagnement psychologique et/ou social
  • Réduction des risques
  • Formation
  • Accueil de jours

On y trouve également un accueil de toutes personnes s’interrogeant ou se trouvant en difficulté face à la consommation de produit d’un proche.

Le CSAPA propose aussi des consultations Cannabis qui permettent un premier « contact » avec l’association, elles sont libres ou obligatoires dans le cas des ODS ou ODC (Obligation…)

Des intervenants spécialisés au sein du centre

  • 2 Intervenantes spécialisées
  • 2 Psychologues
  • 4 Médecins
  • 3 Éducateurs spécialisés
  • 4 Assistantes sociales

Dans le cadre d’un accompagnement, il y a une élaboration d’un projet individualisé qui tient compte des souhaits, des besoins et de l’inscription dans une démarche personnelle et volontaire. Les informations sont partagées dans l’équipe pluridisciplinaire afin de garantir cohérence, faisabilité et réalisation des projets.

Cadre Legislatif

Loi du 31/12/1970  

Cadre légal dans lequel s’inscrit la politique Française de lutte contre la drogue.

Réprime l’usage et le trafic, (offre / session / blanchiment).

Ses objectifs sont:

•  Réprimer sévèrement le trafic.

•  Poser le principe de l’interdiction de l’usage des stupéfiants en proposant une alternative thérapeutique à la répression.

•  Assurer la gratuité des soins et l’anonymat pour les usagers.

Politique de réduction des risques 1993.

Étoffe la loi de 1970 en fixant les objectifs suivants:

•  Améliorer les prises en charge dans les secteurs spécialisés, dans le secteur sanitaire en général et en milieu hospitalier. Favoriser la constitution du réseau ville-hôpital.

•  -Réduction des risques (prévention, échanges de seringues, distribution de kit snif et injection,...)

•  -Développer la substitution.

 

Mission de L’INFIRMIER:

Pour ce qui concerne l’infirmier(e), son rôle est pluriel :

Auprès des patients

Elle a un rôle

  • D’accueil, écoute, échanges, évaluation
  • De délivrance des traitements de substitutions aux opiacées, en lien avec les médecins du centre (compétence 4 Mettre en œuvre des thérapeutiques et des actes à visée diagnostique)
  • D’analyser les éléments de la prescription médicale en repérant les interactions et toute anomalie manifeste
  • De préparer et mettre en œuvre les thérapeutiques médicamenteuses et les examens selon les règles de sécurité
  • D’organiser l’administration des médicaments selon la prescription médicale, en veillant à l’observance et à la continuité des traitements
  • D’utiliser, dans le cadre d’une équipe pluridisciplinaire, des techniques à visée thérapeutique et psychothérapiques
  • D’identifier les risques liés aux thérapeutiques et aux examens et déterminer les mesures préventives et/ou correctives adaptées
  • De synthétiser les informations afin d’en assurer la traçabilité sur les différents outils appropriés (dossier de soins, résumé de soins, compte rendus infirmiers, transmissions…)
  • D’orientation vers les intervenants socio-éducatifs, le médecin du Centre, et les partenaires extérieurs (laboratoires d’analyse, médecins spécialisés, pharmaciens, dentistes …)
  • •      De prévention, hépatites et VIH : accompagnement vers un dépistage, consultations, soins (vaccins et traitement hépatite C …) en lien avec la compétence 5 : Initier et mettre en œuvre des soins éducatifs et préventifs.

Un bilan sanguin (hépatites, HIV, NFS et transaminases) est demandé au centre systématiquement dans un but de dépistage et de prévention, ainsi qu’un bilan urinaire (recherche toxiques) imposé par la loi justifiant la nécessité du traitement. Le bilan urinaire a un but thérapeutique, il permet au jeunes en grande difficultés n’arrivant pas a verbaliser leur mal être de verbaliser et d’échanger sur leurs problèmes rencontrés et de réajuster les objectifs et les soins proposés.

  • De réduction des risques : suivi des usagers initialisés en « accès facilité de la méthadone » avec une dispensation au CSAPA ou en pharmacie, surveillance de l’état veineux, au cas par cas distribution de kit d’injection, kit snif. La population accueilli  peut-être en marge du système de soins d’où l’importance de faire un point sur leur état de santé et sur les éventuelles conduites à risques (échanges de seringue, prévention des MST…)

Souvent pour les patients en situation de désertion sociale importante ils sont les seuls  « interlocuteurs santé ».

  • Repérer les besoins et les demandes des personnes et les accompagner dans un processus d’apprentissage pour la prise en charge de sa santé et de son traitement afin d’arriver à un processus décisionnel concernant sa santé : consentement aux soins, comportement vis-à-vis de la santé… en lien avec la compétence 4. Concevoir et mettre en œuvre des actions de conseil, de promotion de la santé et de prévention répondant aux besoins de populations ciblées
  • Concevoir, formaliser et mettre en œuvre une démarche et un projet d’éducation thérapeutique pour une ou plusieurs personnes
  • Choisir et utiliser des techniques et des outils pédagogiques qui facilitent et soutiennent l’acquisition des compétences en éducation et prévention pour les patients
  • suivi des patients hospitalisés (traumatologie, alcoologie, gynécologie, maternité …)
  • organisation de séances d’éducation pour la santé.
  • D’entretien infirmier (c’est le soin le plus important dans ce centre) il permet:

- De créer un espace d’écoute et de dialogue permettant un soutien rapproché aux patients dans leur nouvelle vie sans produit

- L’approche proprement sanitaire est importante elle permet d’établir une surveillance clinique, de programmer les examens biologiques (analyses urinaires, bilan sanguin…) et de transmettre toutes les informations dans le dossier médical.

Dans ce type d’entretien, la relation d’aide prend tout son sens, elle permet un accompagnement individualisé. Les patients ont une demande accrue concernant l’entretien au vue de la démarche capitale qu’ils entreprennent dans leur parcours. En tant qu’infirmiers ils ont un rapport de proximité  avec les patients et une connaissance affinée de leur situation.

 

Cette mission est étroitement liée à notre compétence 6 : Communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins.

Accueillir et écouter une personne en situation de demande de santé ou de soin en prenant en compte son histoire de vie et son contexte,

Rechercher et instaurer un climat de confiance avec le patient dépendant et son entourage en vue d’une alliance thérapeutique.

Informer le patient sur les soins en recherchant son consentement.
Identifier les besoins spécifiques de relation et de communication en situation de détresse, de conflit et agressivité.

      Le 1er entretien infirmier, il a lieu lors du protocole d’inclusion d’un patient dépendant.

Son objectif est de recevoir les patients qui ont adressés une demande de suivi au centre.

 

Auprès de l’équipe

•    sur un plan administratif, l’infirmière est chargée de la tenue des dossiers médicaux, des transferts ponctuels ou définitifs des patients vers d’autres centres de soins. Elle est ainsi amenée à confronter sa propre pratique professionnelle avec celle de ses pairs d’autres CSAPA ; ces échanges sont généralement source de questionnement sur notre pratique et ses évolutions.

 

•   sa participation aux réunions de synthèse concernant la substitution lui permet d’apporter ses observations quant à l’adaptation du dosage et à la tolérance au traitement. L’infirmière est à cette place une partenaire direct et précieuse pour le médecin. Elle est aussi l’interface entre les intervenants socio-éducatifs, l’équipe médicale et l’usager.

•  elle forme des étudiants en stage : en lien avec la compétence 10 de notre champ de compétence (Informer, former des professionnels et des personnes en formation)

Auprès des partenaires

Rôle d’organisation et coordination des interventions soignantes (compétence 9) : Organise ses interventions et veille à la continuité des soins en faisant appel à d’autres compétences. Coordonne les actions et les soins auprès de la personne soignée avec les différents acteurs de la santé, du social et de la psychologie.

Coopère au sein d’une équipe pluriprofessionnelle dans un souci d’optimisation de la prise en charge sanitaire et médico-sociale, coordonne le traitement des informations apportées par les différents acteurs afin d’assurer la continuité et la sécurité des soins.
Instaurer et maintenir des liaisons avec les acteurs, réseaux et structures intervenant auprès des personnes.

 

•    gestion des relais en pharmacie de ville : contacts réguliers et fréquents avec les pharmaciens afin de les aider et les conseiller lors des difficultés liées à la dispensation de la substitution (non respect des prescriptions, comportements problématiques des usagers, falsification des ordonnances, adaptation des dosages avec l’accord du médecin ….)

 

Les PARTENAIRES:

Le Réseau Addictologie Nord Franche Compté (RANFC)

(Regroupement des différents intervenants spécialisés dans la prise en charge des toxicomanes)

Ses missions:

  • Prise en charge adapté, plus aisé
  • Favoriser le travail entre les différents professionnels
  • Favoriser une cohérence dans la prise en charge
  • Permettre un partage de savoirs
  • Coordonner le programme d’échange de seringues
  • Répondre aux demandes en matière de formation, de prévention.

Le réseau est constitué de médecins généralistes, de psychiatres libéraux, de médecins hospitaliers de l’équipe de Liaison et de Soin en Addictologie, des médecins de la maison d’arrêt, des pharmaciens, des personnels du Relais.

le CARRUD

Le CAARUD, Centre d’Accueil et  d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues, a pour mission :

  • l’accueil, l’information et conseil personnalisé;
  • le soutien dans l’accès aux soins ;

•      le soutien dans l’accès aux droits, l’accès au logement et à l’insertion ou la réinsertion professionnelle ;

•      la mise à disposition de matériel de prévention des infections ;

•      l'intervention de proximité à l’extérieur du centre, en vue d’établir un contact avec les usagers ;

  • le développement d’actions de médiation sociale

Mais AUSSI:

Lien avec relais-ville et semi-ville, et les partenaires extérieurs: la Caisse Primaire d’Assurance Maladie et la Caisse Régionale d’Assurance Maladie, les Mairies, les maisons d’enfants, les maisons de la solidarité et les centres d’hébergement et de réinsertion, la protection judiciaire de la jeunesse, le  Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation (SPIP), les tribunaux (Tribunal d’Instance – Juge des tutelles – Tribunal pour enfants), le Conseil Général, l'Education Nationale( primaire, collège, lycée), les associations néphalistes (Alcooliques Anonymes, Alanon), les Associations et mouvements d’entraide (Vie libre, BDI, Association des Conseillers d’Orientation Psychologues), les centres de post-cures, les services d'aides à domiciles, les maisons de retraite, les centres de formation et Pôle emploi, la Protection Maternelle et Infantile, la mission locale.

 

TRANSMISSION: le dossier de soins

Description ?

Analyse critique du travail de l’IDE

(Identification de l’intérêt, des ressources, des contraintes et des risques liés au mode d’exercices.)

Intérêt

  • travail de contact, axé sur le relationnelle et moins sur le technique
  • Temps pour la personne

Ressource

  • L’équipe
  • Les autres patients
  • Le reste du réseau

Contraintes

  • Produit dangereux
  • Pas d’horaire, s’adapte aux personnes
  • Déplacement afin d’accompagner les personnes (pénitencier, hôpital, …)

Risques lié au mode d’exercice

  • Travail avec des personnes parfois violentes (manque)
  • Risque lors de la livraison de la pharmacie
  • Surveillance et connaissance du patient (délivrance à un patient qui consomme un autre produit)
  • Dernier maillon de la chaine

Difficultés

  • Aller au dessus de son jugement personnel
  • Souffrance renvoyé par les patients
  • Limites personnel

 

Posté par Fedora à 14:23 - Final de Final =) - Commentaires [6]

Fiche explicative sur les traitements de substitutions

LES TRAITEMENTS DE SUBTITUTIONS

 

 

 

La buprénorphine ou subutex:

 

 

La buprénorphine est un traitement subtitutif des pharmacodépendances majeur aux opiacés, dans le cadre d’une thérapeutique globale de prise en charge médicale, sociale et psychologique.

 

La buprénorphine est un agoniste-antagoniste morphinique.

L’action antagoniste minimiserait de façon prolongée le besoin des toxicomanes en stupéfiants.

L’action agoniste partielle confère au produit un index thérapeutique élevé en limitant ses effets dépresseurs, notamment sur les fonctions cardiorespiratoires.

 

L’instauration du traitement se fait progressivement jusqu’à obtention du dosage de stabilisation. La dose initiale est de 0,8 à 4 mg le premier jour. La première prise se fait  lors des les premiers signes de manque d’héroine ou de méthadone si changement de traitement.

Le dosage maximum est de 16mg.

 

L’initiation au traitement de buprénorphine peut être réalisée par tous les médecins traitant.

La buprénorphine n’est pas classée comme stupéfiant.

Les ordonnances sont de 28 jours maximum avec des délivrances en pharmacie tous les 7 jours.

 

La buprénorphine est un traitement qui s’administre en sublinguale uniquement pour une efficacité maximum. (temps de dissolution environ d’une minute par milligramme)

Administration en une prise unique quotidienne.

 

Risques de mésusages: sniff et injection perdant l’effet prolongé du traitement, qui peuvent motiver le changement de traitement vers la méthadone lors de déviance du traitement.

 

 

Effets indésirables:

 

Fréquent: - Céphalées, insomnie, vertiges

Constipation, nausées, vomissement

-Asthénie, somnolence, sueurs

 

Rares: dépressions respiratoires (le plus souvent majoré par une association de benzodiazépine)

 

Contres indications: méthadone, analgésiques morphiniques de palliers 3.

 

 

 

 

II.    La méthadone:

 

 

 

Traitement subtitutif des pharmacodépendances majeur aux opiacés.

Sous forme sirop dans un premier temps puis relais sous forme gelules après au moins un an de traitement stabilisés.( notamment au plan médical et des conduites addictives)

 

La mise en place du traitement ne peut se faire qu’en CSAPA ou lors d’hospitalisation.

Un médecin traitant n’est pas habilité a réaliser les primo-prescriptions à son cabinet.

 

La première dose est habituellement de 20 à 30 mg selon le niveau de dépendance, à commencer quand les premiers signes de manque apparaissent.

Administration en une prise unique quotidienne.

La méthadone est un stupéfiant necessitant des ordonnances sécurisées.

La durée maximale d’une prescription est de 14 jours, avec délivrance tous les 7 jours maximum en pharmacie.

 

Contre indication: traitement concomitant par un agoniste-antagoniste (buprénorphine)

 

La méthadone est un agoniste des récepteurs opiacés. Comme les autres opiacés, elle possède des propriétés analgésiques et antitussives et entraine une pharmaco-dépendance.

 

Effets indésirables fréquent: vertiges somnolence, nausées, vomissements constipation, hypersudation.

Risque de dépression respiratoire, hypotension.

Risque d’over-dose.

Au delà de 100mg de dose quotidienne il est recommendé de réaliser un ECG.

 

 

Posté par Fedora à 14:22 - Documents Annexe - Commentaires [0]

Fiche explicative sur les produits

LES PRODUITS

 

 

 

A.       LE CANNABIS :

 

 

Les consommateurs recherchent un état de détente, de bien être et une modification des perceptions (sensation de mieux entendre la musique).

 

L'effet de la consommation est variable:

            -Légère euphorie accompagné d'un sentiment d'appaisement , légère somnolence...mais elle peux entrainer parfois un malaise, ou intoxication aigue « bad trip » qui    peut se traduire par des tremblements, des vomissements, une impression de confusion, d'étouffement, une angoisse très forte.

            -Le cannabis diminue les capacités de mémoire immédiate et de concentration chez les consommateurs, tant qu'ils sont sous l'effet du cannabis. La perception                visuelle, la vigilance et les réflexes sont également modifiés. Ces effets peuvent être dangereux si l'on conduit une voiture ou l'on utilise une machines.

 

Selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, le cannabis peut avoir des effets physiques comme:

            - Gonflement des vaisseaux sanguins ( yeux rouges)

            - Augmentation de l'appétit

            - Augmentation du rythme cardiaque (palpitation)

            - Diminution de la sécrétion salivaire ( bouche sèche)

            - Parfois sensation de nausée.

 

Effets d'une consommation régulière:

            - Difficulté de concentration

            - Préoccupations centrées sur l'obtention et la consommation du produit, isolement social et perte de motivation

            - Risques pour l'usager et son entourage, liés aux contacts avec des circuits illicites

            - Anxiété, panique, et peut favoriser la dépression.

            - Peut favoriser les bouffées délirantes, voir chez les sujets prédisposés, de révéler ou aggraver les manifestations d'une maladie mentale.

 

 

 

B.       LA COCAINE:

 

 

L'usage de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de toute puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et la fatigue.

Ces effets laissent place ensuite à un état dépressif et à une anxiété que certains apaisent par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs.

 

 

La cocaine provoque:

            - Une contraction de la plus part des vaisseaux sanguins, provoquant des nécroses des tissus insuffisamment irrigués. (souvent lésion perforante de la cloison                  nasale)

            - Des troubles du rythme cardiaque ( origine d'accidents cardiaque)

            - Des troubles psychiques, ( instabilité de l'humeur, délires paranoïdes, ou attaque de panique.

            - Augmentation de l'activité psychique, (insomnie perte de mémoire).

            - Lever les inhibitions ( risque de violence physique sur autrui ou eux même, dépenses compulsives, agressions sexuelles, passage à l'acte)

 

 

Le crack (cocaïne base ou free base):

 

C'est un mélange de cocaïne, de bicarbonate de soude et/ou d'ammoniaque, qui se présente sous forme de cailloux.

L'usager inhale la fumée après l'avoir chauffée.

 

Les effets et dangers:

            Les effets sont plus brefs et plus intenses que la cocaïne, et l'état dépressif qui lui succède est encore plus marqué.

 

L'usage régulier de crack peut provoquer:

            - des hallucinations, des comportements violents, paranoïaque, ou suicidaires.

            - des dommages rapides sur le cerveau, (dégénérescence des neurones)

            - de graves altérations des voies respiratoires

            - des risques d'arrêt respiratoires et/ou cardiaques

            - des épuisements physique et psychique

            - une altération de l'état général

            - des lésions cutanées mains lèvres liées aux pratiques de consommations

 

 

 

 

C.       L'ECSTASY:

 

 

C'est un produit sous forme de comprimé, gélule ou poudre de la famille chimique des amphétamines, la MDMA (méthylènedioxymétamphétamines), responsable des effets psychoactifs stimulants et hallucinogènes, mais on trouve aussi des comprimés contenant de la caféine, des médicaments, du sucre, …

 

Les effets et dangers de l'ecstasy:

            - Euphorie, sensations de bien être et plaisir peuvent se ressentir dans un premier temps, mais parfois, au contraire, une sensation d'angoisse et une incapacité totale             à communiquer. Les effets durent 2 à 4 heures avant la "descente" qui s'apparente à une forme de dépression plus ou moins intense.

            - La consommation de MDMA peut entrainer des nausées, sueurs, maux de tete et surtout une déshydratation en lien à une hyperthermie.

            - Troubles neuro-psychiatriques (angoisse, hallucinations), des troubles digestifs allant parfois jusqu'à des pertes de connaissance et décès par hyperthermie et            arythmie cardiaque.

            - La consommation régulière peut provoquer avec le temps amaigrissement, irritabilité, dépression grave

            - Des études scientifiques ont établis que des lésions de cédules nerveuses sont possible après la consommation de MDMA, on ne sait pas à ce jour si elles sont      réversibles, elle peuvent engendrer des dépressions et des maladies dégénératives.

 

 

 

D.      LES AMPHETAMINES OU SPEED:

 

 

C'est un psycho stimulant anorexigène puissant utilisé comme coupe faim ou pour empêcher le sommeil dans certaines circonstances entrainant une forte dépendance psychologique. On la trouve sous forme de poudre sniffée et parfois de comprimés. il existe un dérivé puissant de l'amphétamines aux effets particulièrement dangereux. La méthamphétamine appelée encore cristal, ice ou yaba. dont la consommation est très marginale en France.

 

Les effets et dangers:

            - Ils suppriment la fatigue et donne l'illusion d'être invincible

            - Peut entrainer des crises de tétanie, d'angoisse

            - La descente peut induire un sentiment de découragement voir un état dépressif

            - La consommation régulière peut entrainer une altération de l'état général

            - L'épuisement de l'orgnanisme peut entrainer une grande nervosité et également des troubles psychiques.

 

Ces produits sont très dangereux pour les personnes souffrant de dépression, de problèmes cardiovasculaire et d'épilepsie.

 

 

 

 

E.      L'HEROINE:

 

 

Opiacé puissant obtenu par synthèse à partir de la morphine extraite du pavot. L'héroïne se présente sous forme de poudre ou de comprimés à écraser, elle peut être injectée, snifée ou fumée. Elle peut être de couleur, blanche, brune ou rosée.

 

Les effets et dangers:

            - Apaisement, euphorie et sensation d'extase, plaisir intense suivi d'une dentition de somnolence accompagnée parfois de nausées, vertiges et diminution du rythme cardiaque.

            - Elle agit ponctuellement comme un anxiolytique puissant ou un antidépresseur.

            - A l'usage, la tolérance au produit s'installe et le plaisir intense des premières consommation diminue. en quelques semaines le consommateur ressent le besoin d'augmenter la quantité et la fréquence des prises.

            - La dépendance physique s'installe très rapidement provocant des crises de manque (anxiété, agitation, crampes, douleurs musculaires, sueurs, larmoiement)

            - La dépendance à l'héroïne entraine souvent des risques important de marginalisation sociale.

            - Des troubles apparaissent rapidement comme l'anorexie et l'insomnie.

           

Le surdosage ou overdose à l'harmonie provoque une dépression respiratoire souvent mortelle. Elle survient le plus fréquemment avec des faibles doses d'héroïne après une période d'abstinence.

 

 

L'héroine et le traitement:

Le traitement peut prendre la forme:

            - Soit directement d'un sevrage qui peut être réalisé a domicile ou en  hospitalisation avec une supervision médicale pour prendre en charge les symptômes physiques et psychologique de manque ressentis pendant le sevrage. Un séjour en poste cure de plusieurs mois peut parfois être proposé afin de renforcer la période d'abstinence, de rétablir la situation sociale, faire le point sur les relations (familiales, sociales, professionnelles), rétablir un rythme de vie et une hygiène de vie plus régulière et stable, et reprendre gout à la vie quotidienne.

            - Soit une prescription de traitement de substitution afin d'éviter les signes physique du sevrage, grand facteur de reprise des consommations. Le traitement initié en ambulatoire ou hospitalisation.

                        - la buprénorphine ou Subutex: traitement qui peut être prescrit par le médecin traitant.

                        - la méthadone: traitement initié uniquement en CSAPA

 

Le traitement de substitution n'empêche pas une proposition de post-cure une fois le traitement stabilisé.

 

 

Signes de manque de l'héroïne:

            -Dans les premières heures: larmoiement, rhinorrhée, bâillements

            -Après 12 heures environ: mydriase, frissons, hypersudation, asthénie,anxiété.

            -Après 24 heures environ: nausée, anorexie, douleurs abdominales et musculaires, avec crampes,douleurs articulaires, lombalgies, augmentation de l'anxiété et de l'asthénie.

 

            Le manque aiguë d'héroïne ne met pas en péril la vie du patient.

 

 

 

F.        LE  LSD (acide lysergique):

 

 

Se présente le plus souvent sous forme de buvard ou sous forme liquide, il est le plus souvent avalé. Les effets survient au bout d'une demie heure et dure 5 à 12h.

 

Effets et dangers:

            - c'est un hallucinogène très puissant. Il entraine des modifications sensoriels intenses (hallucinations et pertes du sens des réalités)

           - l'usager peut éprouver un état confusionnel accompagné d'angoisses de crises de paniques (bad-trip, phobies, bouffées délirantes)

            - la descente peut être très désagréable et générer un profond mal être, les hallucinations sont souvent cauchemardesques, des illusions délirantes dangereuses (ex: s'imaginer pouvoir voler), ou des perturbations psychiques prolongées.

Certaines personnes ressentes des épisodes de "flash-back" ("retour d'acide") plusieurs jours ou semaines après une consommation.

 

 

 

 

G.      LA KETAMINE:

 

Le chlorhydrate de étamine est un produit utilisé en France en anesthésie humaine et vétérinaire, à faible dose elle génère des effets hallucinogène recherché par les consommateurs, généralement le produit est sniffé.

 

Effets et dangers:

 

            - engourdissement avec perte du sens de l'espace

            - sentiment de dissociation entre le corps et l'esprit

 

La durée des effets se situe entre 2 et 4 heures et une accoutumance amène les usagers à augmenter progressivement les doses.

 

            - l'utilisation de la kétamine peut provoquer des brulures du fait de l'anesthésie. Chute et peut de connaissance voir coma.

            - des troubles psychiques (anxiété, attaque de paniques) et neurologiques (paralysie temporaire, notamment en association avec d'autres hallucinogènes et ou alcool)

 

 

 

 

H.      LES CHAMPIGNONS HALLUCINOGENES:

 

 

Le principe actif essentiel est la psilocybine.

 

Effets et dangers:

 

            - hallucination, euphorie.

Les risques sont les même que pour le LSD: crise d'angoisse, perte de contrôle, "bad-trip". Le risque toxique est mortel

 

 

 

 

I.         LE POPPERS:

 

 

Préparation contenant des nitrites dissout dans des solvant. Présenté comme aphrodisiaque et euphorisant. Destiné à être inhalé.

On le trouve sous forme de petits flacons ou ampoules à briser

 

Effets et dangers:

 

            - sensation d'euphorie, dilatation intense des vaisseaux, augmentation du rythme cardiaque.

 

Les effets ne durent pas plus de deux minutes. La consommation peut s'accompagner de troubles transitoires (vertiges, mots de tête) ou durable en cas de consommation répétée ou à forte doses (dépression respiratoire, anémie grave, problème d'érection, intoxication, …)

 

 

           

 

 

 

 

 

Posté par Fedora à 14:22 - Documents Annexe - Commentaires [0]